Pour en finir avec le sida : 10 choix politiques

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Les acteurs et actrices de la lutte contre le sida et les hépatites, affirmons que la fin de l’épidémie de VIH/sida est possible en France si des engagements politiques concrets sont pris et tenus. La Fédération Addiction est signataire d’un appel qui détaille les 10 mesures politiques qui sont nécessaires pour atteindre cet objectif en France.

À l’occasion des élections présidentielle et législatives, 54 associations nationales et territoriales (dont 6 sociétés savantes et réseaux professionnels), 19 COREVIHs et 17 chercheurs et chercheuses sont les premiers signataire d’un appel national indiquant les 10 choix politiques à faire pour en finir avec le sida en France.

👉 Télécharger le texte de l’appel

Les signataires de l’Appel (télécharger la liste) estiment que l’« objectif zéro » (0 nouvelle contamination au VIH, 0 nouveau cas de sida, 0 discrimination), tel que fixé dans la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030, est atteignable si les moyens mis à disposition permettent d’accélérer la réponse contre le VIH et les hépatites. En effet, la crise sanitaire des deux dernières années a vu le nombre de dépistages du VIH diminuer et le déploiement de la PrEP freiné.

Les signataires déplorent la faible présence dans le débat public actuel des thématiques liées à la santé publique, et plus particulièrement, liées au VIH et aux hépatites. Ils rappellent par ailleurs que la lutte contre les épidémies n’est pas liée qu’aux enjeux de santé, mais aussi à ceux relevant des inégalités sociales, sociétales, climatiques ou encore géographiques.

Parce que la lutte contre le sida est aussi, historiquement, une lutte politique, iels attendent des décideur·euse·s public·que·s des engagements concrets et soutenus pour :

Renforcer et accélérer le déploiement sur le territoire des outils biomédicaux existants et qui ont prouvé leur efficacité (pour la prévention, le dépistage, le traitement)

  • Affronter les facteurs sociaux et sociétaux qui entravent la pleine mise en œuvre de ces outils, par une défense active des droits humains et la protection des populations les plus exposées au risque de contamination ;
  • Assurer un soutien financier et technique aux initiatives prises par la société civile et par les acteur·rice·s scientifiques de la lutte contre le VIH ;
  • Mettre en place une véritable démocratie sanitaire qui associe la société civile, les acteur·trice·s de la lutte contre le VIH et les personnes concernées dans toute leur diversité, à toutes les étapes des stratégies et décisions qui les concernent, depuis leur élaboration jusqu’à leur évaluation en passant par leur mise en œuvre ;
  • Augmenter les moyens financiers et techniques nécessaires pour lutter efficacement contre le VIH en France et à l’international.

Le VIH n’est pas une pandémie du passé mais un problème d’aujourd’hui dont on peut voir la fin si les décisions et les moyens répondent aux enjeux. Les signataires de l’Appel attendent des candidat·e·s aux élections qu’ils/elles fassent preuve d’ambition et de volonté pour répondre aux défis de la lutte contre le VIH et les hépatites et, plus largement, de l’accès à la santé.

L’appel continue d’être soumis à signatures de chercheur·euse·s ainsi que d’organisations associatives souhaitant rejoindre le mouvement.