Depuis son lancement en France, le Dry January s’est imposé comme une campagne de santé publique majeure, portée par les acteurs de l’addictologie et suivie par des millions de personnes. Un succès qui inquiète visiblement les industriels du vin. L’enquête d’Arrêt sur images, publiée le 28 janvier 2026 montre comment Vin & Société a tenté, cette année, d’occuper l’espace médiatique avec une opération largement cantonnée aux réseaux sociaux et à la presse spécialisée, et quasi absente de la presse généraliste, à l’exception notable d’un article du Figaro. Un « flop médiatique », selon Arrêt sur images, qui n’en reste pas moins révélateur d’un « vent de panique » au sein du lobby alcoolier.
Catherine Delorme, présidente de la Fédération Addiction, rappelle dans l’enquête que cette communication repose sur une ambiguïté dangereuse : « Vin & Société a bien compris que le langage de la modération était une stratégie gagnante ». Or, souligne-t-elle, parler de consommation « modérée » laisse croire à une absence de risque, ce que dément l’ensemble des études scientifiques. Elle réaffirme également le sens du Dry January : « Ce n’est pas un appel à l’abstinence mais à la pause, pour inciter à la régulation à la maîtrise de ses usages ». Un message de santé publique d’autant plus nécessaire que, comme le montre l’enquête, les comportements évoluent rapidement et que la société française est à un véritable « point de bascule » dans son rapport à l’alcool.