De la réduction des risques au soin : les solutions pour la prise en charge des consommateurs de crack

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Alors que le cahier des charges des « haltes soins addictions », nouveau nom des « salles de consommation à moindre risque », vient de paraitre au Journal officiel, la Fédération Addiction tient à rappeler la complémentarité des dispositifs pour la prise en charge des consommateurs de crack. Car les solutions existent : elles allient réduction des risques et soin. Avec toujours au cœur de nos préoccupations : les besoins et la santé des personnes, sans perdre de vue les enjeux de tranquillité publique.

 

Les scènes ouvertes de consommation en milieu urbain et les débats récurrents autour des salles de consommation mettent régulièrement à la une le sujet de la consommation de crack en France. Certains discours opposent volontiers la réduction des risques, incarnée notamment par les « salles de consommation à moindre risque » (récemment rebaptisées « haltes soins addiction » ou HSA) à des politiques de sevrage fondées sur l’abstinence.

Pourtant, les professionnels qui prennent en charge les consommateurs de crack depuis des années le savent : ce clivage est stérile. Il n’existe pas un consommateur type et chaque accompagnement, s’il veut être efficace, doit répondre à la situation particulière de chacun et à l’évolution de ses besoins et de ses demandes. Le combat reste à mener pour la réduction des risques en France : si ce type de programmes a fait ses preuves, tant en Europe que dans notre pays, il continue néanmoins de se confronter à un discours politique de rejet total qui prospère au détriment des personnes dépendantes et de la santé publique.

C’est pourquoi, loin d’opposer les deux, c’est bien parce que nous soutenons le développement des HSA que nous tenons à réaffirmer dans le même temps que le soin fondé sur des objectifs d’abstinence est loin d’être dépassé et a également toute sa place. D’autant qu’au fil des années et des situations, les pratiques se sont diversifiées, notamment en CSAPA résidentiels ou en communautés thérapeutiques, afin de s’adapter aux demandes d’usagers auxquels il peut offrir une aide réelle et, elle-aussi, solidement démontrée.

Ainsi, la réponse à la question du crack ou des usages de drogues dans l’espace urbain existe mais elle n’est pas uniforme. Si l’on souhaite réellement avancer, il faut accepter la pluralité des approches et l’individualisation des réponses. Il n’existe pas de parcours unique et linéaire pour un consommateur de drogues et de crack : l’accompagnement dépend nécessairement des besoins et des moments de vie des personnes suivies.

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Contact :

Benjamin Tubiana, responsable de communication
b.tubiana@federationaddiction.fr • 06 15 62 81 08

À propos de la Fédération Addiction

La Fédération Addiction est le premier réseau d’addictologie de France. Elle regroupe 190 associations, 850 établissements et services de santé, de prévention, de soins et de réduction des risques et plus de 500 médecins et pharmaciens.