Dans Medscape : en addictologie, accompagner le changement sans injonction ni brutalité

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Article rédigé par Fédération Addiction 2 février 2026
Dans une interview accordée à Medscape France, Géraldine Talbot, médecin addictologue et membre du conseil d’administration de la Fédération Addiction, rappelle que la réduction ou l’arrêt des consommations d’alcool reposent avant tout sur un accompagnement progressif et individualisé. Elle revient sur le rôle des CSAPA, les risques d’une rupture brutale et l’intérêt d’outils complémentaires comme les applications numériques ou le Dry January.

À l’occasion du Dry January, Medscape a interviewé Géraldine Talbot au sujet des accompagenements en addictologie. Dans cette entrevie, elle rappelle l’importance d’un changement progressif, adapté à chaque situation, et l’existence de ressources accessibles, anonymes et gratuites.

Ainsi, les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) constituent un maillage essentiel de l’addictologie ambulatoire en France. Accessibles sans avance de frais et de manière anonyme, ils accueillent toute personne en questionnement ou en difficulté avec une consommation, qu’il s’agisse d’alcool, d’autres substances ou de comportements addictifs. Les parcours et les profils sont très variés, et les usages de plus en plus souvent multiples. Comme le rappelle Géraldine Talbot, « les conduites addictives peuvent concerner toute personne, quels que soient son âge, son parcours de vie ou sa situation sociale ».

La médecin insiste sur un point central de la prise en charge : la nécessité d’éviter les changements trop radicaux : « Un changement trop radical est rarement souhaitable car il est dur à tenir dans la durée ». En addictologie, les professionnels privilégient des objectifs progressifs, construits avec la personne, qu’il s’agisse d’une réduction des consommations ou d’une abstinence, en tenant compte de la situation médicale et sociale. Cette approche permet de limiter les risques, notamment dans le cas de l’alcool, dont le sevrage brutal peut être dangereux sans accompagnement médical.

Lire l'interview sur le site de Medscape