Protoxyde d’azote : Catherine Delorme, présidente de la Fédération Addiction, interpelle le gouvernement

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Article rédigé par Fédération Addiction 13 avril 2026
Dans un courrier adressé aux ministres de l’Intérieur, de la Santé et de la Citoyenneté, Catherine Delorme, présidente de la Fédération Addiction, plaide pour une réponse au protoxyde d’azote qui soit fondée sur ce qui marche : la prévention, la réduction des risques et l’accompagnement plutôt que sur la communication et la répression.

Alors que le gouvernement a annoncé le 8 avril 2026 une « campagne choc » et envisage la création d’un délit d’usage détourné du protoxyde d’azote, la présidente de la Fédération Addiction Catherine Delorme adresse ce jour un courrier aux ministres de l’Intérieur, de la Santé et de la Citoyenneté.

Car si, sur le terrain, les professionnels de l’addictologie constatent depuis plusieurs années une augmentation des usages de protoxyde chez les jeunes, avec des conséquences sanitaires parfois graves, celle-ci appelle à une réponse certes forte… mais surtout efficace.

En matière de conduites à risques, les approches centrées sur la communication et la répression ont montré leurs limites : elles risquent d’éloigner les jeunes des dispositifs d’accompagnement et de passer à côté des causes réelles des consommations.

Dans son courrier, Catherine Delorme appelle donc à un véritable « choc » de la prévention, de la réduction des risques et de l’accompagnement, fondé sur les stratégies qui ont déjà fait leurs preuves en matière de tabac, d’alcool ou de cannabis. Elle rappelle que les professionnels sont mobilisés, notamment à travers les consultations jeunes consommateurs, et prêts à travailler avec les pouvoirs publics pour construire une réponse réellement protectrice pour les jeunes.

Contact presse

Benjamin Tubiana Rey, responsable plaidoyer et communication
b.tubiana-rey@federationaddiction.fr
06 15 62 81 08