Annulation de la campagne nationale de prévention du VIH du 1er décembre : les acteurs de la lutte contre le sida et de la prévention demandent son maintien

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Article rédigé par Edouard Henry 24 septembre 2026
Cette année, le gouvernement a annulé la campagne nationale annuelle de prévention du VIH du 1er décembre. Dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé et au directeur général de Santé publique France, dont la Fédération Addiction est signataire, ils demandent son maintien et sa pérennisation.

Dans une lettre ouverte, les acteurs de la lutte contre le VIH dénoncent l’annulation par le gouvernement de la campagne nationale organisée habituellement chaque année autour de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Réunis au sein du « Collectif des 10 choix politiques pour en finir avec le sida », ils rappellent que cette campagne n’est pas une simple opération de communication mais un véritable outil de santé publique : elle permet de maintenir le VIH dans l’espace public, de diffuser une information fiable, de lutter contre les idées reçues et la stigmatisation et de faire connaître les dispositifs de prévention et de dépistage, notamment auprès des personnes éloignées du système de santé.

Les signataires, dont la Fédération Addiction, demandent son rétablissement dès 2026 et son inscription dans la durée. Ils appellent également à proposer une information accessible et à associer les personnes vivant avec le VIH et les acteurs de la lutte contre le VIH à sa conception et à son évaluation.

Lire la lettre ouverte

Le VIH reste une réalité et les efforts de prévention doivent se poursuivre

Malgré les progrès réalisés en matière de prévention, de dépistage et de traitement, le VIH reste une réalité en France. En 2024, environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité, dont 43 % à un stade tardif, tandis qu’environ 3 400 contaminations ont été recensées et que 9 700 personnes vivraient avec le VIH sans avoir été diagnostiquées.

Les découvertes de séropositivité ont par ailleurs augmenté de 41 % chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023. Alors que la France s’est fixé l’objectif d’éliminer la transmission du VIH d’ici 2030, la poursuite des efforts de prévention, de dépistage et d’accès aux outils disponibles demeure nécessaire.

L’arrivée de nouveaux moyens de prévention, comme la PrEP injectable à longue durée d’action en 2026, renforce également le besoin d’informer les différents publics et de garantir l’accès à ces dispositifs.