Carte Vitale : les structures appelées à recenser les refus de délivrance

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Article rédigé par Benjamin Tubiana-Rey 28 septembre 2026
Depuis le 17 juin 2025, l'Assurance maladie exige la carte Vitale pour appliquer le tiers payant en pharmacie. Présentée comme une mesure anti-fraude, cette décision a des conséquences graves pour de nombreuses personnes, notamment les plus précaires, qui repartent sans leur traitement, faute de pouvoir présenter leur Carte Vitale. Afin d'établir un panorama de ces refus de soin, France Assos Santé avec plusieurs associations, dont la Fédération Addiction, lancent « RENTIER » : un registre des situations signalées par celles et ceux qui accompagnent les personnes (professionnels, bénévoles, officines) ou les personnes elles-mêmes.

Plusieurs associations engagées dans l’accès aux soins et la défense des droits des personnes lancent ce lundi 28 septembre 2026 un appel pour documenter les situations de refus ou de difficultés de délivrance de médicaments en pharmacie de ville.

En effet, depuis le 17 juin 2025, pour ne pas avancer le prix de ses médicaments en pharmacie, il faut désormais présenter sa carte Vitale, physique ou dématérialisée. Mais avoir une Carte Vitale sur soi n’est pas aisé pour tout le monde.

Pour les personnes qui cumulent les difficultés — précarité, isolement social, troubles de la santé mentale, perte de droits, absence de logement ou accès très limité au numérique —, la perte ou l’absence de carte Vitale est fréquente et les démarches pour en obtenir une nouvelle sont complexes et longues.

Conséquence : des personnes dont les droits sont ouverts repartent de la pharmacie sans leur traitement… et ces refus ne laissent aucune trace.

Pour pouvoir les objectiver, en mesurer l’ampleur, identifier les difficultés récurrentes et mieux comprendre leurs conséquences sur l’accès aux traitements, France Assos Santé avec plusieurs associations, dont la Fédération Addiction, a ouvert  « RENTIER – registre national tiers payant contre carte vitale » : un formulaire en ligne permet aux professionnels ou bénévoles, ou aux personnes elle-mêmes, de rendre compte de chaque refus.

Signaler un cas de refus de délivrance

Associations, structures de terrain, mais aussi pharmacies de ville sont appelées à mobiliser leurs équipes, à diffuser le questionnaire dans vos réseaux et à faire remonter les situations rencontrées.

Documenter ces difficultés, c’est nous donner collectivement les moyens de mieux les comprendre et d’agir pour garantir à toutes et tous un accès effectif aux traitements prescrits.