Des progrès malgré l’incertitude : l’IDPC fait le bilan de la session 2026 de la Commission des stupéfiants de l’ONU
Depuis quelques années, le « consensus de Vienne » qui voulait que les États membres de l’ONU ne questionnent pas les politiques de « guerre à la drogue » s’effrite : la dernière session de la Commission des stupéfiants, du 9 au 13 mars 2026, en a été de nouveau l’écho.
C’est un des enseignements que tire le Consortium international sur les politiques des drogues (IDPC) dans son rapport publié le 22 juillet 2022 : l’ONG, qui milite depuis des années pour des politiques des drogues axées sur la santé et les droits humains, se félicite ainsi de l’adoption d’une résolution mentionnant — pour la seconde fois seulement — la réduction des risques.
Autres développements positifs : la mise en place du panel d’experts chargés d’évaluer de manière indépendante le régime international de contrôle des drogues et l’implication grandissante des organes de l’ONU chargés de la protection des droits humains dans les instances consacrées aux stupéfiants et à la politique pénale… et ce malgré les oppositions de l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) elle-même.
En revanche, les déclarations des représentants états-uniens ont fait écho à la politique militariste de l’administration Trump en matière de drogues, invitant les États à se joindre à ses campagnes visant des navires civils accusés de transporter de la drogue et souhaitant un recentrage des organes internationaux sur la répression au détriment de la santé et des droits.
Télécharger le rapport de l'IDPC sur la Commission des stupéfiants 2026 (en anglais)