TROD : la loi entérine le dépistage rapide dans les CSAPA et CAARUD

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Pour aller plus loin dans la lutte contre la contamination au VIH et l’hépatite C, la nouvelle loi de santé élargit le cadre de réalisation des TROD aux structures du secteur de l’addictologie. La Fédération Addiction et ses partenaires saluent cette avancée et diffuse son supplément technique pour venir en appui aux acteurs de terrain.

Evolution dans la loi

Suite à la Stratégie Nationale de Santé, à laquelle la Fédération Addiction a apporté sa contribution en défendant notamment la garantie de l’utilisation de ces nouveaux outils, les TROD (Tests rapides d’orientation diagnostique) ont trouvé leur place dans le texte de la nouvelle Loi de Santé. 

En effet, le projet de loi définit le cadre de réalisation de ces dépistages par « un professionnel de santé ou par du personnel de structures de prévention ou associatives ayant reçu une formation adaptée », travaillant dans les établissements de santé, les CSAPA, les CAARUD, les dispositifs de soin résidentiel et « tous dispositifs habilités ».

La pratique sur le terrain

Les TROD sont de plus en plus utilisés pour le dépistage de maladies infectieuses (VIH et VHC), et la Fédération s’intéresse depuis des années à ces outils particulièrement adaptés aux consommateurs de substances psychoactives. Ils ne nécessitent pas de matériel complexe et peuvent être pratiqués sur prélèvement salivaire ou prélèvements capillaires, au bout de l’index par exemple. Les résultats sont donnés très rapidement (autour de 20 minutes) et sont tout à fait fiables. Facilement transportables, non invasifs et utilisables par tout intervenant formé, ils permettent d’aller au devant des usagers pour effectuer des dépistages délocalisés dans tous les contextes où la rencontre a lieu.

 

extrait TRODLa Fédération Addiction a publié en commun avec l’AFEF, SOS Hépatites et Aides, un supplément technique pour donner les éléments opérationnels et méthodologiques de leur utilisation en CSAPA et en CAARUD.

Chez un public qui présente une prévalence aiguë de 40 à 70% de contamination au VHC, et à l’heure où les progrès des traitements permettent d’imaginer une éradication complète de l’épidémie en France (voir le dernier rapport Hépatites), l’institutionnalisation par la Loi de ces outils est une avancée considérable, saluée par la Fédération Addiction.