Toxicomanie : il est urgent de moderniser la législation

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Dans le contexte du débat des « salles de consommations de drogues », Jean-Pierre Couteron, président de l’Anitea, et Alain Morel, vice-président de la Fédération française d’addictologie (FFA), ont publié une tribune dans le Monde du 19 août 2010.

La politique française en matière de lutte contre les drogues repose sur un postulat moral au lieu de se baser sur les données scientifiques, postulat selon lequel l’usage de drogues s’étend si on ne le dénonce et ne le réprime pas assez. C’est ainsi que la loi de 1970 a prohibé l’usage des stupéfiants et privilégie la sanction pour inciter l’usager à l’abstinence, en contradiction avec la politique de réduction des risques qui souhaite responsabiliser l’usager.

JP Couteron et A Morel proposent deux principes pour rénover la stratégie de lutte contre les drogues :
– différencier la question de l’usage et celle de l’accès
– distinguer l’interdit destiné à empêcher la mise en danger d’autrui de celui destiné à inciter l’individu à se protéger

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