Systèmes d’information des CSAPA et des CAARUD : point d’étape

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Les enjeux autour de la numérisation des activités des établissements sociaux et médico-sociaux sont nombreux : partage de l’information, interopérabilité des logiciels, respect du secret professionnel, valorisation des activités, évolution des pratiques…

Le gouvernement en fait d’ailleurs un des principaux axes de sa feuille de route « ma santé 2022 » qui prévoit notamment un plan de soutien « ESSMS numérique ».

Depuis plusieurs années, la Fédération Addiction accompagne ses adhérents autour de la mise en œuvre de ses systèmes d’information. Ainsi, en 2009, elle a produit un supplément technique sur le système d’information en CSAPA ainsi qu’un guide de remplissage pour le rapport d’activité CSAPA (documents réservés à nos adhérents).

Depuis fin 2016, avec le soutien de la DGS, elle a poursuivi son action autour de 3 objectifs :

  • aider les CSAPA et les CAARUD à mieux s’approprier le cadre règlementaire en vigueur et faciliter sa déclinaison opérationnelle dans les établissements
  • accompagner la nécessaire adaptation des outils et logiciels
  • poursuivre l’appropriation de l’utilisation des systèmes d’information par les équipes

Aider les CSAPA et les CAARUD à s’approprier les évolutions règlementaires

En 2017, suite aux évolutions réglementaires introduites par la Loi de modernisation de notre système de santé, la Fédération a publié un supplément technique sur le secret professionnel et le partage d’informations (document réservé à nos adhérents).

En 2018, elle a publié un second supplément technique sur le règlement général sur la protection des données (RGPD) afin d’aider son réseau à s’approprier cette importante réforme.

En 2019, ces deux publications seront complétées par une note spécifique sur le Dossier Médical Partagé (DMP) ainsi que plusieurs fiches techniques pour aider nos adhérents à décliner de manière opérationnelle ces nouvelles règlementations.

Accompagner l’évolution des logiciels

La question des logiciels de gestion des dossiers patients suscite beaucoup d’attentes de la part de nos adhérents qui, pour une large majorité, ne sont pas satisfaits des solutions actuelles. Certains logiciels ne sont d’ailleurs plus conformes à la règlementation.

En 2017, avec l’appui d’un groupe de travail composé de 16 professionnels de CSAPA et de CAARUD et d’un consultant en informatique, la Fédération a réalisé un état des lieux des pratiques ainsi qu’un audit détaillé des solutions logicielles actuelles.

En 2018, à partir ce travail préalable, elle a élaboré :

  • un pré-cahier des charges reprenant les besoins et les différentes fonctionnalités nécessaires à un fonctionnement satisfaisant de ces logiciels
  • 2 tableaux reprenant les exigences fonctionnelles et techniques attendues

Début 2019, sur la base de ces travaux, elle a rencontré les 3 principaux éditeurs de logiciels du marché (Progdis, éO addictions, et Tagalis) afin de leur demander de se positionner sur l’intégration de ces différentes fonctionnalités et de s’engager sur un calendrier de réalisation.

Dans la continuité de cette démarche, le Conseil d’Administration de la Fédération a acté, en avril dernier, la mise en place de clubs utilisateurs pour ces 3 logiciels, offrant ainsi à ses adhérents des espaces privilégiés de dialogue.

En parallèle, la Fédération n’exclut pas d’accompagner ses adhérents dans le développement d’une solution logicielle alternative. Dans cette optique, elle a d’ores et déjà pris contact avec trois nouveaux éditeurs. Elle suit également la démarche de création d’un logiciel spécifique au secteur médicosocial pilotée par l’Uriopss IdF, le GCS SESAN et l’ARS.

Mieux analyser et valoriser l’activité du dispositif

Les systèmes d’information actuels ne permettent pas de recueillir de manière satisfaisante les données relatives à l’activité des structures médicosociales en addictologie. Ces données sont pourtant nécessaires pour rendre compte de la diversité des missions qu’elles mettent en œuvre, analyser les évolutions, et évaluer les besoins et les moyens nécessaires. Aussi, la Fédération Addiction a décidé de mener, avec l’ensemble des acteurs concernés, une réflexion spécifique sur ce thème. Une première rencontre sur ce thème sera programmée avant l’été.