Reconfinement – recommandation sur la conduite à tenir pour les CSAPA et les CAARUD

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Suite à la mise en place de ce nouveau confinement, la DGS met à disposition une note sur la conduite à tenir pour garantir la continuité des soins.

La Fédération Addiction est de nouveau en lien très régulier avec les services du ministère de la santé et avec ses délégués des unions régionales. Donc n’hésitez pas à nous faire remonter toutes difficultés et besoins de votre côté, via vos délégués régionaux ou notre mail de contact infos@federationaddiction.fr

Pour accéder à la note de recommandations pour les dispositifs avec hébergement (LHSS, LAM, CSAPA avec hébergement, ACT), rendez-vous ici.

Les recommandations des pouvoirs publics

📥 Télécharger la note Conduite à tenir en structures de prévention du ministère de la santé

Outre les mesures générales à retrouver dans la note ci-dessus, le ministère prévoit que « les activités des CSAPA et CAARUD se poursuivront, en les adaptant aux besoins du territoire, et pour limiter autant que possible la circulation du virus :

Pour les CSAPA :

  • Consultations individuelles dans le cadre d’une prise en charge médico-psycho-sociale (une attention particulière sera portée au maintien de la possibilité d’accueil de nouveaux usagers) ;
  • Prescription et/ou délivrance des traitements de substitution aux opiacés (TSO) et TSN ;
  • Distribution de matériel de réduction des risques et des dommages ;
  • Prescription et/ou délivrance de kit de naloxone ;
  • Consultations des jeunes consommateurs et de leur entourage ;
  • Activités de groupe si possibilité d’assurer le respect des gestes barrière, y compris l’aération des locaux ;
  • Accompagnement individualisé assuré en milieu carcéral

Pour les CAARUD :

  • Distribution de matériel de réduction des risques et des dommages ;
  • Délivrance de la naloxone par les personnels des CAARUD formés ;
  • Maraudes vers les publics précaires et marginalisés, notamment en partenariat avec les équipes
    sociales ;
  • Activités de groupe si possibilité d’assurer le respect des gestes barrières, y compris l’aération des
    locaux ;
  • Activité des salles de consommation à moindre risque (SCMR) maintenue dans des conditions à
    définir par les deux ARS concernées.

Pour la distribution de matériel, en fonction des caractéristiques de leur patientèle et de leur capacité d’accueil, les CSAPA et les CAARUD pourront adapter les modalités de distribution, comme proposer des volumes de matériel pour une durée plus longue.

Pour les CSAPA avec hébergements et les communautés thérapeutiques, il convient également de se référer à la fiche consacrée aux structures d’hébergement applicable aux LAM, LHSS, ACT, CSAPA avec hébergement (disponible ici).
Les activités devront de manière privilégiée être proposées à distance. Toutefois, en fonction de l’analyse de la situation de l’usager, des rendez-vous présentiels pourront être organisés notamment en priorité pour :

  • Entretiens / consultations pour cas complexes (notamment comorbidités psychiatriques ou somatiques, aggravation des situations de précarité psychologique et/ou sociale), usagers sous TSO non stabilisés, nouveaux usagers, demandes de prise en charge ayant été différées ;
  • Accompagnement individuel assuré en milieu carcéral.

Les deux formes d’activité (présentielle et à distance) ne sont pas exclusives l’une de l’autre, et il pourra être proposé à un usager une alternance de contacts à distance et de rendez-vous présentiels, le cas échéant

Cette nouvelle phase de confinement conduira les structures à porter une attention particulière aux éléments suivants, issus des retours d’expérience du confinement de mars-mai 2020 :

  • L’accueil de nouveaux usagers, en présentiel ou distanciel, l’expérience du premier confinement ayant montré qu’il pouvait être un moment de prise de conscience de consommations problématiques à laquelle il faut pouvoir apporter un premier niveau de réponse ;
  • Le suivi actif de la file active d’usagers de la structure, afin d’éviter les « perdus de vue » ;
  • La prise en compte de l’impact du confinement avec un repérage proactif des troubles psychiques (troubles du sommeil, décompensations psychiatrique, risque suicidaire…) et de difficultés sociales apparues ou aggravées (précarité accrue, perte de droits sociaux, problème de logement…) ;
  • La prise en compte des risques de perte de contrôle des consommations face à des stocks de produits constitués en urgence (opioïdes, cocaïne, cannabis, produits de synthèse, alcool …) ; risques de surdoses, décompensations psychiatriques ;
  • L’accès des usagers à la naloxone, par la prescription et/ou la mise à disposition de kits prêts à l’emploi ;
  • L’abord systématique de la question des violences qui peuvent être vécues pendant le confinement (violences agies ou subies) ;
  • L’abord systématique des éventuelles prises de risque infectieux (d’origine sexuelle ou liée au partage de matériel) et la proposition/orientation de dépistages (VIH, VHB, VHC).

Enfin, pour apporter une réponse globale sur le territoire aux besoins des usagers, les CSAPA et CAARUD sont encouragés à maintenir et conforter le lien avec les autres acteurs de l’addictologie et de la précarité, ainsi que du 1er recours, du territoire, afin d’assurer une continuité et une coordination des prises en charge. »

La question des tests antigéniques

Le recours au TROD antigéniques s’inscrit dans le cadre d’un dépistage individuel, pour une catégorie de personnes définies par des critères d’éligibilité précis. La question du dépistage des publics vulnérables, qui n’ont pas forcément accès aux dispositifs généralistes de dépistage est particulièrement prioritaire.

Pour en savoir plus, retrouver notre article en ligne ici. Nous le mettons à jour au fil de l’actualité.