Prix du livre RH 2018 : ‘Se doper pour travailler’


Du fait des transformations du travail (intensification, individualisation, précarisation…), nombreux sont ceux qui utilisent des substances psychoactives pour être en forme au bureau, traiter des symptômes gênants ou encore pour se détendre après une journée difficile. Devant ces nouveaux usages et la multiplication des produits utilisés (alcool, tabac, amphétamines, cannabis, cocaïne, héroïne, caféine, psychostimulants, analgésiques, médicaments psychotropes), les auteurs, universitaires, chercheurs, syndicaliste et acteurs du soin et de la prévention s’attachent à comprendre les fonctions de ces consommations en milieu de travail.
Pour eux, il est aujourd’hui important de se déprendre des représentations sociales qui externalisent les sources du problème, comme les jugements moraux, et d’engager un travail réflexif sur les actions et les pratiques concrètes.
Alors que les politiques publiques tendent à prescrire ou interdire, cet ouvrage ancre la prévention des addictions dans l’analyse du travail réel et des usages tels qu’ils existent et non tels qu’ils sont fantasmés. Il met à l’épreuve de la recherche et de l’action les liens multiples entre travail, santé et usages de substances psychoactives qui peuvent être, dans certaines conditions, des instruments de la production et prévenir d’autres risques au travail.
Politiste et sociologue, Renaud Crespin est chargé de recherche CNRS au CSO (UMR 7116).
Dominique Lhuilier est professeure émérite au Centre de recherche sur le travail et le développement (CNAM).
Gladys Lutz est ergonome et chercheure en psychologie du travail.
Avec la participation de :
Gilles Amado, Maria Elizabeth Antunes Lima, Dominique Baradat, Eric Beynel, Fabien Brugière, Christophe Dejours, Quentin Durand-Moreau, Elise Fosset, Michel Hautefeuille, Marie-Odile Lalot, Marc Loriol, Marie-France Maranda, Patrick Peretti-Watel, Charline Robinaud, Duarte Rolo.