Parution d’une étude de la F3A sur l’offre de soins en alcoologie dans les établissements pénitentiaires de France

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L’objectif principal de cette étude, conduite par voie téléphonique, était de dresser un état des lieux de la prise en charge des problèmes d’alcool en milieu carcéral et d’apporter une description détaillée des interventions alcoologiques proposées aux détenus dans l’ensemble des établissements pénitentiaires français du milieu fermé.

Cette étude transversale constitue la réplication d’une enquête conduite en 1993, qui avait mis en évidence une carence globale de l’offre de soins. La comparaison des deux enquêtes a donc permis de mesurer les évolutions conduites durant la dernière décennie.

Deux interlocuteurs différents étaient sollicités dans le recueil des données, permettant d’obtenir des informations d’un point de vue interne à l’établissement (soit au niveau de l’UCSA, du SMPR ou du SPIP), puis d’un point de vue spécialisé (auprès des responsables des interventions alcoologiques).

Quatre grands types d’interventions alcoologiques ont été répertoriés, se distinguant selon le type d’intervenant (bénévole ou professionnel) et selon le type de public visé (un détenu ou un groupe de détenus).

Sur un total de 185 établissements pénitentiaires identifiés au cours de cette enquête, 258 interventions alcoologiques (toutes interventions confondues), réparties sur 155 établissements, ont été recensées. Ce premier constat suggère que l’offre de soins est amplement répartie, d’un point de vue quantitatif. Cependant, une analyse plus fine, à partir de la fréquence de l’intervention, du nombre d’intervenants et de leur temps de travail, révèle la faiblesse qualitative du dispositif.