Parution des conclusions du 2e Sommet de la Vape

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Le 2e Sommet de la Vape a été organisé le 20 mars 2017 au CNAM Paris.

Rappel du contexte

La vape (cigarette électronique) a séduit de nombreux fumeurs pour sortir du tabagisme : entre 1 et 3 millions en France. De l’avis de nombreux spécialistes, c’est aujourd’hui une solution qui conduit à un sevrage tabagique efficace et durable. Cette alternative tabac et de réduction des risques est largement plébiscitée par nos voisins britanniques qui conduisent depuis de nombreuses années une politique de lutte contre le tabac très pragmatique avec des résultats : moins de 16% de fumeurs, alors qu’il y a 15 ans on fumait plus en Grande Bretagne qu’en France..

La loi de santé votée en France en 2016 interroge et inquiète les vapoteurs et des acteurs de santé publique : interdiction de publicité et propagande qui réduit de facto la visibilité pour les fumeurs et crée un climat anxiogène, réglementation sur les produits qui provoque l’augmentation des prix et la complication des usages, risque de retour au tabagisme avec l’extension des interdictions du vapotage sur les lieux de travail et lieux publics, fragilisation des acteurs indépendants face à l’industrie du tabac.

L’an dernier, le 1er Sommet de la Vape qui s’est déroulé le 9 mai 2016, a permis d’engager un dialogue constructif entre les citoyens vapoteurs, les professionnels de la vape, les instances et les autorités de santé.

Le 2e Sommet de la vape a souhaité rassembler l’ensemble des parties prenantes (scientifiques, politiques, associations, autorités de santé, utilisateurs) afin de débattre ensemble du meilleur moyen de favoriser l’essor de l’utilisation de la cigarette électronique en tant qu’alternative au tabac chez les fumeurs et de minimiser les potentiels effets négatifs.

Conclusions du 2e Sommet

Le sommet a abouti à un consensus absolu entre les instances dirigeantes de santé publique, les sociétés savantes, les usagers et les professionnels du secteur, sur le fait que la vape est un outil de réduction des risques tabagiques. La crainte de la population sur les dangers de la vape est donc totalement irrationnelle.

Sur le vapotage au long cours il existe un désaccord entre :
• des vapoteurs qui affirment que vapoter leur permet de rester à l’écart de la consommation de tabac et leur sauve la vie, et
• des acteurs de santé qui affirment que bien que le danger soit très inférieur à celui du tabagisme, le danger n’étant pas nul, ils ne peuvent que recommander l’arrêt « un jour » de la vape.

Il existe un consensus :
* pour qu’il existe des règles concernant le vapotage dans les lieux à usages collectifs, mais il existe des divergences fortes sur les moyens pour aboutir à cet objectif
* pour souhaiter que la vape ne soit pas un produit d’entrée en tabagisme chez les adolescents.

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