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Montréal demande le financement de quatre centres d’injection supervisée

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drapeau_quebecLa ville de Montréal a demandé cette semaine au Ministère de la Santé québécois le financement de quatre centres d’injection supervisée, dont une unité mobile. C’est la deuxième ville canadienne à se lancer dans un projet de SCMR après Vancouver. Ce sont les organismes Cactus, Spectre de rue et Dopamine qui abriteront les centres non mobiles. Précisons que la Fédération Addiction travaille régulièrement avec Spectre de rue, qui a expérimenté le dispositif Tapaj, mis en œuvre en Aquitaine.

Le Dr Richard Massé, directeur de la santé publique de Montréal, explique : « Nous avons fait une estimation du coût que représenteraient ces quatre sites sur les 20 prochaines années, afin de le comparer avec ce que ça nous coûterait en soins de santé en ne faisant rien. Notre conclusion est que le projet est rentable, d’un point de vue financier, en quatre ans seulement ».

Les services d’injection supervisée sont légaux au Canada depuis 2011, date à laquelle la Cour suprême du Canada a jugé qu’il s’agissait d’une question de santé publique et non de sécurité.