L’Euro, ses stades et l’alcool

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La loi Evin, remise en cause récemment dans le cadre d’une loi de santé publique, s’est vue assouplir dès 1999 avec la possibilité de mettre en place des alcoolbuvettes à raison de 10 fois par an au maximum.

En prévision de l’Euro, c’est la permission de consommation accordée aux VIP dans les loges qui donne lieu à une étrange préoccupation égalitaire, illustrée par la réclamation d’étendre à l’ensemble du public cette autorisation. Ne soyons pas dupe, cette revendication n’a d’autre visée que d’assurer une manne financière aux organisateurs.

Ce déni de l’impact de la consommation d’alcool dans des contextes où les débordements sont exacerbés par les tensions de la compétition ne peut qu’inquiéter. De même, l’argument pseudo-sécuritaire (s’alcooliser dedans plutôt que dehors, déjà maladroitement utilisé pour laisser fumer les lycéens dans les établissements doit être sans hésitation écarté).

Encadrer la diffusion, la vente et la consommation d’alcool reste plus que jamais nécessaire au regard des taux de prévalence, des données épidémiologiques et des conséquences sanitaires et sociales de sa consommation.

Aller au stade, c’est partager l’ambiance d’une foule qui vibre en commun, cela doit rester possible sans alcool. Loin d’empêcher la fête, loin de s’opposer au plaisir, il s’agit de la défendre pour tous, et partout, mais en refusant les abus possibles.

Voir le communiqué de presse de l’ANPAA sur ce sujet

Voir la tribune de Jean-Pierre Couteron sur la loi Evin dans Libération