Les traitements de substitution aux opiacés en médecine de ville dans le Nord-Pas-de-Calais

publié le  |  Imprimer

L’étude a été réalisée par Laurent Plancke, Sébastien Lose, Alina Amariei, Emmanuel Benoît et Marie-Lise Chantelou.

Les traitements de substitution aux opiacés (TSO) ont ouvert un espace thérapeutique à la prise en charge d’usagers de drogues dépendants jusqu’alors placés devant la seule perspective de l’abstinence. Délivrés en services d’addictologie ou en médecine de ville, ils permettent un suivi régulier et ont significativement amélioré l’état de santé des opiacés-dépendants.

Le travail présenté ici permet une approche précise de leurs bénéficiaires en 2009 en Nord Pas-de-Calais (à l’exception de ceux qui, exclusivement suivis dans les établissements, ne font pas l’objet d’un remboursement individualisé par l’Assurance-maladie ; ils seraient environ 1200), grâce à une exploitation originale des bases de remboursement des médicaments par la Cnamts, qui couvre plus de neuf personnes sur dix dans la région.

Au sommaire de l’étude :
Méthode
Chiffres-clés 2009
Résultats
Les personnes substituées
Environ 13 000 bénéficiaires connus de la Cnamts en 2009
Un public majoritairement masculin
Une moitié des bénéficiaires est trentenaire
Des effectifs proportionnellement plus élevés dans le Pas-de-Calais
Les taux d’utilisation de la méthadone sont plus élevés dans le Boulonnais, le Cambrésis et à Roubaix
Un peu moins d’un quart de bénéficiaires de la couverture maladie universelle de base
Evolutions observées entre 2007 et 2009
Une baisse des effectifs de près de 5% entre 2007 et 2009
Différences départementales
Un léger recul de l’âge moyen
Effectifs par territoire : des fortes baisses et quelques hausses
Les bénéficiaires de la CMU en nette diminution
Les prescripteurs
Les prescripteurs sont presque toujours des généralistes
37% des médecins ne suivent qu’un seul patient
Plus de prescripteurs par patient dans le Nord que dans le Pas-de-Calais
Un lien très fort entre les nombres de prescriptions et de médecins par patient
Les traitements
Méthadone
Un peu plus d’un tiers des patients entre 25 et 50 mg par jour
La forme gélule : près d’une prescription sur cinq
BHD
7,3 mg en moyenne quotidienne
La diffusion de la BHD sous forme générique
Plus de deux personnes sur trois en traitement régulier
Facteurs influençant un traitement régulier
De possibles détournements de BHD
Les associations médicamenteuses
Détail des autres médicaments psychotropes prescrits
Typologie des territoires
Discussion
Les patients
Les prescripteurs
Les traitements

Conclusion
Références bibliographiques
Annexes

Pièces jointes

Téléchargez le rapport
Téléchargez le rapport