Les joueurs de paris sportifs et hippiques en ligne : note de l’Observatoire des Jeux


Note n°4 de l’Observatoire des Jeux
Auteurs : Jean-Michel COSTES, Vincent EROUKMANOFF, Marie-Line TOVAR
Parution : mai 2014

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L’Observatoire des Jeux s’est penché dans sa note n°4 sur la population des parieurs hippiques et sportifs en ligne, qui représente un quart des joueurs en ligne.

Pratiques des parieurs en ligne

Près d’un joueur sur quatre en ligne a déclaré avoir joué, de manière exclusive ou non, à un jeu de paris hippiques et/ou sportifs en ligne dans l’année écoulée. Les parieurs sont enclins à multiplier les activités de jeu, en ligne ou non (jeux de grattage par exemple). Les parieurs en ligne parient également l’offre traditionnelle en points de vente IRL (In Real Life).

Les hommes représentent 87% des parieurs sportifs (en majorité sur les matchs de football) et 58,3% des turfistes. Les parieurs en ligne ont en moyenne 40 ans et vivent majoritairement en milieu urbain, ils sont globalement plus aisés que les joueurs en ligne en général, et comportent moins d’inactifs. Ces caractéristiques sont encore accentuées pour les parieurs sportifs.

Les parieurs ont une fréquence de jeu plus importante que les autres joueurs internautes et jouent majoritairement sur l’offre réglementée.

Risques d’usage problématique

L’accessibilité en continu des jeux via Internet, la transparence du fonctionnement des sites, la variété de l’offre en ligne et les offres promotionnelles sont des facteurs encourageant les pratiques. Les joueurs mettent également en exergue le risque addictif renforcé par le média Internet, notamment à cause de la dématérialisation de l’argent misé.

28,7% des parieurs en ligne déclarent que le jeu impacte négativement leur rythme de vie, contre 24,4% de l’ensemble des joueurs. Le risque augmente avec le temps passé et les sommes misées. 47,4 % ont réitéré une expérience de jeu suite à des pertes importantes contre 24,7 % chez le reste des joueurs. Le fait de miser plus que prévu est aussi plus fréquent parmi les parieurs (20,0 % vs 14,3%).