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Les Antilles françaises et la Guyane : sur les routes du trafic international de cocaïne

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DEI9Drogues, enjeux internationaux n° 9, OFDT, 8 p.
Auteurs : Michel Gandilhon, David Weinberger
Juillet 2016

Le n°9 de Drogues, enjeux internationaux, publié par l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et de la Toxicomanie) fait le point sur l’évolution de la situation du trafic de cocaïne dans les Antilles françaises et en Guyane.

Les changements intervenus dans la géopolitique régionale, et notamment le fait que  le Venezuela, pays très proche de l’arc antillais, soit devenu un espace majeur de transit de la cocaïne ont eu plusieurs conséquences. Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sont désormais non seulement des points stratégiques de réexpédition de la cocaïne destinée à l’Europe, mais aussi des marchés de gros secondaires où se rencontrent la criminalité locale et celle issue de métropole. Quant à la Guyane, jusqu’ici plutôt épargnée par le trafic de grande ampleur, l’augmentation des contrôles aéroportuaires entre le Suriname et les Pays-Bas et l’autonomisation de groupes criminels locaux expliquent une évolution spectaculaire. Ce département d’outre-mer devient une source de plus en plus importante de la cocaïne consommée en métropole.

Le document donne également l’occasion à la rédaction de Drogues, enjeux internationaux de rendre hommage à Alain Labrousse, grand spécialiste de ces questions, fondateur de l’Observatoire géopolitique des drogues et ex collaborateur de l’OFDT.