Le cabinet de Marisol Touraine travaille à l’expérimentation de salles de consommation

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Le débat sur l’ouverture de salles de consommation a été relancé cet été par Christian Estrosi, député des Alpes-Maritimes, à l’occasion de la fermeture d’un Caarud à Nice, puis plus récemment par Jean-Marie Le Guen, qui s’est déclaré favorable au dispositif.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a évoqué sur LCI le 30 août le travail effectué par son cabinet sur l’expérimentation de salles de consommation à moindre risque en concertation avec les élus et les associations. Une décision devrait être prise rapidement en la matière, après étude de la faisabilité du projet.
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La ville de Toulouse s’est portée candidate pour expérimenter le dispositif, soutenue par la députée Catherine Lemorton, qui se positionnait déjà  en 2010 en faveur des salles dans son étude Toxicomanie/addiction. Selon Catherine Lemorton, le débat sur le sujet est perturbé par nombre d’idées reçues : « Rien de scientifique, ni chez nos voisins européens engagés dans ce processus, ne démontre que les salles d’injection stimulent l’usage des drogues dures auprès des consommateurs occasionnels de cannabis par exemple », précise-t-elle. Alors qu’à l’inverse, la clandestinité favorise la diffusion de maladies comme l’hépatite C.
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La Fédération Addiction s’est impliquée depuis 2009, notamment dans le cadre du Collectif pour les SCMR (salles de consommation à moindre risque), pour rappeler l’importance de l’expérimentation de ce type de dispositif pour des publics en situation de grande précarité afin de permettre un nouvel accès aux soins.
Cette position a été rappelée dans le communiqué de presse interassociatif publié le 29 août dernier.