L’ARJEL rend publiques ses recommandations en matière de lutte contre le jeu excessif ou pathologique


Auteur : ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne)
Date de parution : avril 2013

Trois ans après l’adoption de la loi d’ouverture du marché des jeux en ligne, l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) publie ses recommandations concernant la lutte contre le jeu excessif ou pathologique. La Fédération Addiction a été auditionnée dans le cadre de ces travaux.

>> Télécharger les recommandations sur le site de l’ARJEL

Un état des lieux sur le jeu pathologique

L’Autorité s’est attachée, dans un premier temps, à faire un état des lieux du sujet : définition du jeu pathologique, état des connaissances sur le sujet, point sur la régulation actuelle des jeux d’argent et de la prévention du jeu pathologique.

« A ce jour, une seule étude française a été réalisée pour estimer la prévalence du jeu excessif en population générale. Cette étude a été conduite en 2010, préalablement à l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne. Elle porte sur 25 034 personnes âgées de 18 à 75 ans, représentatives de la population générale et s’appuie notamment sur l’ICJE (Costes JM. & coll., 2011).
Du fait du caractère illégal de certains types de jeux en ligne lors de la réalisation de cette étude, il est probable que certains résultats soient sous-estimés, tels que la part des joueurs en ligne en population générale.
Les résultats indiquaient que près de la moitié des Français aurait joué de l’argent au cours des douze derniers mois (sur internet et hors internet). 10,9% joueraient régulièrement et 4,7% dépenseraient plus de 500€ par an.
Par ailleurs, cette étude souligne que 1,3% de la population française présenterait des comportements de jeu problématique, dont 0,9% de joueurs à risque modéré (soit 400 000 personnes) et 0,4% de joueurs excessifs (soit 200 000 personnes).
Enfin, parmi la population de joueurs en ligne, 22,7% présenteraient des comportements de jeu problématique, parmi lesquels 14,4% seraient des joueurs à risque modéré et 8,3% des joueurs excessifs. Ces derniers chiffres sont à prendre avec précaution, compte-tenu du faible échantillon de joueurs en ligne dans cette étude (n=264). »

33 recommandations, de la prévention à la régulation en passant par l’accès aux soins

L’objectif étant de couvrir, de façon aussi complète que possible, l’ensemble des étapes de la vie d’un joueur pouvant progressivement faire basculer ses pratiques de jeu du ludique vers le problématique, voire le pathologique, les propositions formulées concernent les quatre axes suivants :
* Amélioration des dispositifs d’information et de sensibilisation des joueurs et du public,
* Renforcement et adaptation des mécanismes de régulation,
* Détection, accompagnement et traitement des joueurs problématiques,
* Mesure de l’importance et des évolutions de la pathologie en France et de l’efficacité des dispositifs de prévention.

Un guide Repère(s sur les addictions sans substance

En lien avec cette question du jeu pathologique, la Fédération Addiction a publié un guide de la collection Repère(s, fruit d’un an de travail sous forme de démarche participative avec les acteurs de terrain. Le guide est constitué d’une série de contributions d’experts, de points de repères pour les professionnels et d’une restitution de l’enquête par questionnaires et entretiens sur site menée dans plusieurs régions en 2012.

>> En savoir plus sur le guide Addictions sans substance de la Fédération Addiction