Journée des adhérents sur l’offre de santé : quels changements et quels modèles d’organisation sur les territoires ?

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JA_18nov16La journée des adhérent du 18 novembre a réuni plus d’une soixantaine de participants : présidents d’associations, administrateurs, directeurs d’établissements…La journée s’est articulée autour de deux temps :

– L’organisation de l’offre de santé sur les territoires (mise en place des grandes régions, groupements hospitaliers de territoires…).
– L’organisation des réponses (coopérations, groupements, fusions).

 

A travers les présentations des différents intervenants, nous avons pu échanger de la question centrale de l’addictologie, celle de la rencontre avec les usagers, leur famille, leurs entourages. Il y a les rencontres d’évidence : usagers interpellés pour usage ou au nom des conséquences de leurs usages, sur la route, en famille ou au travail, usagers à qui la maladie ne laisse plus le choix, et qui arrivent au cabinet du médecin, en service de soins ou aux urgences. Mais avec la réduction des risques, les ELSA et l’Intervention Précoce, nous avons pu aller à la rencontre de nouveaux publics.

La récente audition publique sur la RDR, a mis en évidence le risque d’une vision exclusive du soin, qui ne prendrait en compte que les usagers capables d’entrer dans les filières prévues. La diversité des usages et des trajectoires rencontrés oblige à proposer une diversité des réponses.

Cette diversité interroge nos associations sur leurs tailles et leurs partenariats. L’arrivée des CSAPA avait initié un mouvement de rapprochements et de fusions. Ces dernières années, le mouvement s’est accéléré.

Les différents modèles d’organisation aujourd’hui en place pour assurer le continuum de réponses sont aussi à questionner : monter un réseau de santé, des consultations avancées, des microstructures, transformer l’hôpital et ses personnels, par définition lieu du soin et acteurs de l’hospitalité, en acteurs de l’ambulatoire et de l’aller vers…?

Enfin, les réformes législatives (Loi de modernisation de notre système de santé, Loi NOTre…) modifient cette organisation territoriale et le cadre d’intervention. Aidés par les interventions de représentantes de l’ARS Grand Est, de l’URIOPSS Ile de France, de la DGOS et de chercheurs de l’IAE de Paris, ces questions ont donné lieu à de nombreux débats.