Expertise collective Inserm sur la réduction des dommages associés à l’alcool

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Vendredi 4 juin, l’Inserm a présenté un rapport d’expertise collective sur la réduction des dommages associés à la consommation d’alcool.

Ce document a été commandé par la Mildeca et le Ministère des solidarités et de la santé dans le cadre de la Stratégie gouvernementale de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017. La dernière expertise collective sur ce sujet datait de 2001. Près de 3600 documents ont été rassemblés et étudiés par 12 experts (chercheurs et/ou cliniciens dans les domaines de l’épidémiologie, psychologie sociale, économie, marketing sociale, politiques publiques, physiologie, alcoologie et psychiatrie).

Très complet, il sera aidant comme d’autres expertise collective de l’INSERM (sur la Réduction des risques, sur la prévention auprès des jeunes) pour adapter et consolider les actions et faire évoluer les politiques publiques.

Mention spéciale sur l’opération de prévention du Dry January, que la Fédération anime en lien avec plusieurs dizaines d’autres fédérations et associations. Le rapport lui consacre plusieurs pages

« En effet, il est important de réaliser que ce type d’opération est vu comme un moyen de régulation positive non basée sur les conséquences négatives ou la moralisation et qui vise à changer les comportements des personnes sur le  long terme ».

Les principales préconisations :

Durcir la loi Evin sur la régulation de la publicité et l’encadrement de la vente d’alcool : interdiction de la publicité sur internet et dans l’espace public, augmenter le prix de l’alcool et notamment du vin, contrôler l’accès aux mineurs, réduire la disponibilité (plages horaires, nombre de commerces/licences);

Renforcer la communication à destination du grand public et l’éducation à la santé : continuer à informer et sensibiliser autour des repères de consommation établis par Santé publique France, utiliser des messages de prévention compréhensibles, faciles à mettre en application et adaptés aux groupes les plus vulnérables; renforcer les interventions de prévention basées sur les connaissances et les compétences des usagers, les compétences parentales et psychosociales; favoriser les campagnes de prévention/RDR  telles que le Dry January;

Renforcer les interventions proposant un dépistage systématique des consommations d’alcool pour permettre, si nécessaire, une prise en charge adaptée : améliorer la formation des professionnels de premier recours au repérage précoce et à l’intervention brève (RPIB); améliorer l’efficacité de la prise en charge de la dépendance.

Consulter le communiqué de presse et l’intégralité du rapport

Consulter ici le replay de la journée de présentation