Digital Detox Days 8 : Santé physique

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Dans le cadre des DDD 8 mensuels lancés le 8 janvier 2018, Thierry Le Fur, expert des comportements numériques et addictifs, nous alerte sur les risques en santé physique liés aux « 3S » numériques : Surexcitation mentale, Sommeil Fracturé, Sédentarité prolongée.

Rappel : que sont les DDD 8 ?

Le 8 janvier 2018 était lancé les DDD 8 (ou prononcer 3D8) pour prendre un temps le 8 de chaque mois afin d’engager une éducation et une formation aux meilleurs usages du numérique au travail ou en classe, pour soi ou ses enfants : DDD 8 comme Digital Détox Day, Droit à une Déconnexion Discernée ou comme vous voulez, selon par exemple le parcours « Découvrir-Discerner-Démarrer »

En numérique : risque santé mentale ET physique ?

Lorsque l’on évoque les risques en santé liés à l’hyper-connexion, on pense essentiellement aux risques psychosociaux : c’est vrai pour les personnes vulnérables et plus particulièrement pour celles qui développent des conduites addictives.

Mais le grand risque oublié – occulté ? – est celui de la santé physique. Or l’attractivité numérique conduit aux « 3S » numériques : Surexcitation mentale, Sommeil Fracturé, Sédentarité prolongée.

Avec elles, se développent plus particulièrement les maladies cardiovasculaires, trois types de cancers (sein, prostate, colorectal) et le diabète de Type 2. A cela s’invitent 2 autres « S », les risques surpoids et obésité, sur-stress et stress chronique, formant ensemble les « 5S ».

Engrenages numériques : 45 000 décès prématurés par an, plus ?

Ces maladies concernent 45 000 décès prématurés et une morbidité en 100.000 de personnes de 15 à 75 ans. Or les « 5S » doublent en moyenne les risques de mortalité et morbidité : doit-on en déduire que l’hyper-connexion génèrera 45 000 décès prématurés ?

Pour une part ce raisonnement peut être affecté par des biais et il conviendrait de les analyser : mais les ordres de grandeur (ex. dizaine de milliers de décès) risquent de s’avérer juste.

Mais pour une autre part, nous découvrons la multiplicité des usages numériques qui interagissent entre eux. L’usage permanent (chronique) du numérique ne rend-t’il pas ces risques exponentiels, donc bien au-delà de 45 000 ?

Thierry Le Fur par questions écrites aux gouvernements et publications pose le débat depuis 5 ans : ce DDD8 invitent les acteurs santé et pouvoirs publics à des démarches de prévention factuelles sur cette question. Ne concerne-t’elle pas une pandémie comportementale annoncée et dont l’industrie numérique elle-même s’inquiète ?