Digital Detox Days 8 : prévention – méthode, humanisme et progrès !

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Dans le cadre des 3D8 (ou DDD 8 : Digital Détox Day) Thierry Le Fur, expert des comportements numériques et addictifs, nous invite à découvrir les nouvelles positions de l’OMS, sur le numérique (trouble du jeu vidéo) et le burnout… avec méthode et humanisme.

Rappel : que sont les 3D8 (DDD 8) ?

Le 8 janvier 2018 étaient lancés les DDD 8 (ou prononcer « 3D8 ») pour prendre le temps le 8 de chaque mois d’engager et maintenir une éducation aux meilleurs usages du numérique : au travail ou en classe, pour soi ou ses enfants : DDD 8 comme Digital Détox Day, Droit à une Déconnexion Discernée ou comme vous voulez, selon un parcours « Découvrir-Discerner-Démarrer ».

8 juin 1637 : discours de la méthode de Descartes

La réduction des risques liés aux comportements, ne peut se faire sans cet humanisme qui nous conduit à écouter et prendre soin de ceux qui en ont besoin, les accompagner avec bienveillance et délicatesse. Mais plus on s’adresse aux ‘’collectifs’’, plus nous avons besoin de nous appuyer sur un minima de méthodes et de repères.

Parmi celles suggérées par Descartes, « Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre » résonne si bien avec une définition de l’addiction, en trois dimensions : la rencontre « d’une personne, avec un produit dans un environnement ». Mais en prévention, ne peut-on pas aller encore plus loin ?

En effet limiter la rencontre d’une personne avec Un produit, présente deux risques. D’une part celui de ne pouvoir intégrer les addictions nouvelles, le plus souvent composites. Ils s’agit de véritables mix-produits : des offres numériques (smartphone+internet+applicatif (ex. Jeu vidéo)) aux drogues de synthèse ‘’boostées’’. D’autre part cette définition laisse un champ trop vaste aux industriels : ils font ainsi échapper leurs offres ‘’mix’’ de l’addictologie. Le trouble du jeu vidéo – jeu+console ou smartphone+internet – reconnu par l’OMS, peut faciliter la prévention.

Jeux vidéo et burnout : chronicité et synchronicité

L’OMS aborde simultanément deux sujets, mettant en avant un point commun : tant dans le burnout que le jeu vidéo, la dimension chronique des conduites ou situations ont leur part de responsabilité. Pour le burnout, il est décrit comme « un syndrome (…) résultant d’un stress chronique au travail, pour le jeu vidéo le temps passé et la durée de pratiques excessives (12 mois) entrent en jeu.

Cela confirme l’intérêt du fil rouge des 3D8, vulgarisé par les 3 Tables des Lois des Temps & Temporalités numériques. Certes il ne s’agit pas de se focaliser sur le temps, mais il ne s’agit plus de l’exclure : il peut être un simple indicateur d’un mal-être (on ne passe pas par hasard tout son temps derrière un écran), un repère pour mesurer la qualité de sa vie sociale et selon les cas un élément à traiter avec vigilance. Conduite chronique et addictive se nourrissent souvent trop bien !

Vive le sport, vive le mois du football… féminin !

Réduire une pratique ou un usage quel qu’il soit, n’a pas de sens si on ne (re)trouve pas d’autres formes de plaisir ou de contextes ressourçants. Avec d’une part la Cité des Sciences et de l’Industrie et son exposition permanente « Corps et sport » nous traitons du footblall, d’autre part nous célébrons la coupe du monde de football féminine : elle a lieu en France et notre équipe a commencé sa campagne par un magnifique score, à découvrir…