COVID-19 : Interview avec Christian Andréo, directeur de l’association Adixio, lutte contre les addictions en entreprise

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En ces temps inédits, les acteurs se mobilisent au quotidien, et adaptent voire bouleversent leurs pratiques pour sécuriser, rencontrer et maintenir le lien avec leurs publics. De l’aller vers à la coopération, nous avons souhaité valoriser ces pratiques ajustées au temps de la crise. Découvrez notre série de témoignages.

Interview avec Christian Andréo, directeur de l’association Adixio, lutte contre les addictions en entreprise.

Qu’est-ce qu’Adixio ?

Anciennement Amitiés La Poste Orange, notre association rassemble les acteurs qui font face, ensemble, aux addictions en entreprises depuis plus de 50 ans. Cette association apporte des solutions personnalisées pour faire face à tous types de dépendances.

Nous comptons une cinquantaine de bénévoles intervient sur les entreprises pour réduire les risques liés aux addictions et aider ceux qui le souhaitent à sortir de la dépendance pour redevenir maîtres de leur vie.

Tout savoir sur leur www.adixio.fr

Comment l’activité de l’association a été modifiée depuis le mois de mars ?

Toute l’équipe d’ADIXIO est passée en télétravail la semaine avant les directives de confinement. Nous sommes une petite équipe éclatée sur toute la France et nous avions déjà ces habitudes de travail.

Par contre, il nous a fallu aussi prendre soin de bien informer les bénévoles d’arrêter leur activité et les visites aux personnes dépendantes, par exemple. Nous avons mis en place tout un suivi par téléphone et/ou Skype pour les personnes accompagnées par l’association.

Nous avons d’ailleurs mis à jour une note précisant, pour ses équipes, les mesures à mettre en place.

Qu’est-ce qui a changé de votre point de vue quant aux demandes des professionnels que vous accompagnez ? Et des partenaires ?

Du côté des professionnels, les sollicitations changent. Sans surprise, nous avons beaucoup de questions liées à l’impact du confinement sur les personnes en fragilité avec l’alcool ou d’autres produits, mais également sur le stress généré par la continuité de l’activité hors confinement.

S’il y a un effet notable, c’est bien celui de fonctionner un peu comme une plateforme d’appels – cela permet de garder un lien assez étroit avec les personnes concernées ou les managers qui s’inquiètent pour leurs équipes.

Que retiendrez-vous de ce mode de fonctionnement ?

A l’issue du confinement, ce lien devra être vraiment conservé. C’est aussi la raison pour laquelle nous travaillons à l’élaboration de guides d’accompagnement pour gérer le risque de consommations problématiques à l’heure du déconfinement.

👉 Suivre et contacter Addixio – Twitter FB et Site Web.