COVID-19 : actualisation de la doctrine sanitaire pour les personnes détenues

publié le  |  Imprimer

La DGS a fait paraître une fiche actualisée sur la doctrine sanitaire pour les personnes détenues durant le reconfinement.

Elle encadre les conduites à tenir globalement en interne des établissements pénitentiaires, et précisent certains aspects sur la continuité des interventions extérieures et des activités de groupes, ainsi que sur le maitien des accompagnements addictologiques.

📥 Télécharger la doctrine sanitaire actualisée pour les personnes détenues (28 octobre)

Voilà ce qu’elle prévoit :

 » Il convient de maintenir, autant que possible, les activités de soins somatiques, psychiatriques et addictologiques pour minimiser toute perte de chance pour les patients.

L’équipe de l’USMP est invitée à :

  • Organiser l’espace, les locaux et la circulation au sein de l’unité pour limiter les rassemblements (circulation dans les locaux, salles d’attente, organisation des convocations, etc.). L’organisation retenue évite dans la mesure du possible tout contact rapproché entre les personnes et doit être communiquée à la direction de l’établissement pénitentiaire ;
  • Mettre en place des organisations permettant d’assurer les soins :
    • Dans le strict respect des gestes barrières ;
    • En fonction d’une analyse bénéfice-risque au cas par cas ;
    • Priorisant les situations les plus à risque ;
    • En accordant une attention particulière à la gestion des ressources humaines nécessaires à cette réorganisation et adaptant au besoin les plannings deséquipes soignantes ;
    • En favorisant le recours à la télémédecine.
  • Les activités thérapeutiques de groupe (éducation thérapeutique du patient, prévention et promotion de la santé, psychiatrie et addictologie) doivent se dérouler par petit groupe : privilégier un nombre réduit de personnes (personnels /intervenants inclus) avec distanciation physique d’au moins 1 mètre et port de masques dans des salles adaptées le cas échéant ; Dans le cadre des situations [de cluster], ces activités groupales peuvent être suspendues.
  • Informer régulièrement les personnes détenues des conditions de prise en charge sanitaire, pour réduire l’anxiété et pour éviter tout sentiment d’abandon ou de ne non prise en compte de leurs besoins ;
  • Une attention particulière doit être portée aux prises en charge individuelles en addictologie et à l’accès aux traitements de substitution.

Un soutien aux personnes souhaitant s’inscrire dans la poursuite de l’arrêt de consommations doit être organisé. Il convient de favoriser la réduction des risques et des dommages et l’accès à la Naloxone pour les usagers d’opiacés.

Dans le cadre des situations [de confinement et/ou de cluster], l’intervention des CSAPA en détention est organisée au regard du rapport bénéfice – risque de la situation clinique de chaque personne prise en charge. »