Comment concilier le Mois sans tabac avec le confinement ?

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Cette année, le traditionnel Mois sans tabac a commencé quelques jours après la mise en place du deuxième confinement. Cependant, le Mois sans tabac n’en devient pas pour autant irréalisable et quelques pistes sont même à investiguer pour accompagner les fumeurs dans ce défi.

Chaque année au mois de novembre et ce depuis 4 ans, le Mois sans tabac réunit ceux qui veulent arrêter de fumer autour d’un défi commun. Dans chaque région des temps forts sont prévus. Les structures et entreprises peuvent prendre part à l’initiative : sensibilisation, défis, affichage, toutes les actions sont bonnes pour aider chacun à atteindre son objectif.
La Fédération Addiction est partenaire du Mois sans tabac en Ile-de-France et accompagne les structures qui souhaitent participer.

Le Mois sans tabac n’est pas incompatible avec le confinement

Lors du premier confinement, les fumeurs étaient :

  • 27% à déclarer que leur consommation de tabac avait augmenté,
  • 55% qu’elle était stable
  • 19% qu’elle avait diminué[1]

Cela montre qu’en temps de confinement, la consommation du tabagisme peut ainsi évoluer de manière très variée d’un fumeur à un autre.

Pour les personnes dont le tabagisme est lié aux interactions sociales, à un rituel, cette période peut ainsi être mise à profit puisque les interactions sont de fait diminuées et que les habitudes sont bouleversées. A contrario, ceux qui identifient la cigarette comme un moyen de gérer leur stress peuvent être plus craintifs à l’idée d’arrêter durant cette nouvelle phase d’incertitude.

Il est donc important d’accompagner les fumeurs en tenant compte de la fonction que tient la cigarette dans leur quotidien.

Accompagner les fumeurs dans le défi du Mois sans tabac confiné

Au fur et à mesure des années de nombreux outils se sont développés pour accompagner au mieux les fumeurs y compris à distance. Certains de ces outils sont donc particulièrement appropriés pour cette période.

Pour accompagner les fumeurs durant ce Mois sans tabac particulier, voici donc quelques pistes :

  • Proposer un suivi à distance :
    • En proposant directement des téléconsultations
    • En orientant vers Tabac Info Service qui permet de réaliser gratuitement des entretiens avec des tabacologues ou des nutritionnistes (via le numéro 3989).

    Les consultations peuvent notamment permettre d’aborder les problématiques de gestion du stress ou de la nutrition qui peuvent être accrues durant le confinement.

    A noter que pour les personnes ne pouvant effectuer un suivi à distance, les déplacements pour raisons médicales sont autorisées sur présentation de l’attestation diffusée par le gouvernement.

  • Informer du fait que les pharmacies – pour se procurer des substituts nicotiniques – et que les boutiques de vapotage sont toujours ouvertes
  • Mettre en avant la possibilité de rejoindre des groupes d’autosupport en ligne. Ils regroupent généralement une grande communauté, très active et bienveillante. Il peut ainsi s’agir :
    • Du groupe des participants au Mois sans tabac en Ile de France sur Facebook : Les Franciliens #MoisSansTabac où chacun peut poser ses questions. Des vidéos avec des interventions de tabacologues, de sophrologues seront régulièrement publiées sur ce groupe durant novembre.
    • Du groupe Je ne fume plus !sur Facebook, une grande communauté de soutien, avec un système de parrainage.
    • Du groupe facebook Infovape, un groupe d’auto-support autour de la vape

Avant tout, le Mois sans tabac doit rester un défi et pourquoi pas un moyen de mettre à profit le confinement. C’est aussi une autre manière de faire appel à la solidarité et au collectif pendant cette période !

[1] Santé Public France. Mai 2020. Quel impact du confinement sur la consommation des français ?

Pour être dans la boucle ⤵️

Des idées à suggérer ? Besoin d’informations complémentaires ?

Marie Dumoulin
Chargée de projet
m.dumoulin@federationaddiction.fr
01.42.28.83.33