Semaine annuelle des addictions en établissements scolaires

Type(s) d'action:

Type(s) de milieu/de partenaire:

Public(s) visé(s):

Début du partenariat:

17 Oct 2017

Principaux partenaires de l'action :

– Coordinatrice du CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) de Villefranche sur Saône
– Collèges de Villefranche sur Saône
– Lycée Claude Bernard de Villefranche sur Saône
– Police Municipale de Villefranche sur Saône
– Compagnie de théâtre interactif

Objectifs du partenariat :

Au-delà des effets recherchés en termes d’objectifs « stricts » de formation, notre implication dans le travail avec les différents personnels de l’éducation nationale nous permet de développer un partenariat avec des intervenants inscrits dans le quotidien des jeunes donc au plus proche des situations de consommations à risques.

Sensibiliser, rendre plus attentifs et mieux informer les professionnels favorise une forme de prévention précoce qui facilite les orientations des jeunes en difficulté dans l’institution scolaire et en écho vers la Consultation Jeunes Consommateurs.

Étapes de mise en place du partenariat :

Depuis 2010 nous participons annuellement à une action de prévention collective portée par le CLSPD de Villefranche sur Saône. Elle concerne 3 établissements scolaires de la commune (collège et lycée). L’action est financée par la ville avec le soutien de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et Conduites Addictives (MILDECA) et les structures de l’éducation nationale participantes.
L’action se déroule sur une dizaine de jours et propose aux élèves sélectionnés par les différents établissements scolaires de participer à un théâtre forum suivi d’un débat, un concours d’affiches de prévention, une rencontre avec un policier de la sécurité urbaine ainsi qu’à une exposition sur la santé intitulée « Juste une question d’équilibre » créée par le centre Jean Bergeret (ARHM LYADE).

Description complète de l'action :

Nous sommes sollicités pour former les professionnels de l’éducation nationale qui vont animer cette exposition. Ce sont des personnels volontaires (assistantes de service social, enseignants, conseiller principal d’éducation, infirmiers, professeurs, documentaliste, etc.…) qui interviennent en binôme.

En amont de la mise en œuvre du projet, nous avons eu un premier temps de réflexion avec la coordinatrice du CLSPD et des professionnels de l’éducation nationale sur les modalités d’intervention des animateurs :

– Nous avons proposé que les binômes soient, dans la mesure du possible, constitués par des personnels de professions différentes afin de favoriser un croisement de regards.

– Nous avons souhaité également que le binôme d’animateurs reçoive des élèves ne fréquentant pas leur établissement scolaire de référence afin de favoriser l’expression des élèves. Ce mode d’intervention est conservé depuis la première action. Nous avons pu vérifier qu’il permettait aux intervenants de se sentir plus à l’aise pour recevoir les élèves et que les jeunes, de leur côté, pouvait assez librement échanger autour de leurs préoccupations et difficultés rencontrées.
Pour permettre la réalisation du projet, nous avons organisé une formation des professionnels sur deux modules :

1) Un premier, d’une durée de trois heures, vise à apporter quelques connaissances théoriques :
– Définitions de mots clefs relatifs au champ des addictions
– Différents usages et contextes de consommations
– Effets des produits
– Clefs de compréhension pour mesurer l’enjeu des consommations de produits psychoactifs chez les adolescents et jeunes adultes.
Ce module permet aux professionnels soit d’avoir une première sensibilisation aux comportements addictifs, soit de renforcer des compétences déjà acquises. C’est souvent l’occasion de travailler sur les représentations initiales de chacun sur les produits et les motivations des jeunes à expérimenter les drogues illicites, de percevoir la prise de produits non pas exclusivement comme une réponse à un mal être, mais comme une conduite à risque à l’adolescence parmi d’autres, des expériences de vie dans une quête identitaire, une tentative de différenciation d’avec les adultes de l’entourage …

2) Un second module, d’une durée de trois heures également, co-animé avec une psychologue des Consultations Jeunes Consommateurs, est formalisé autour de l’animation. Il se déroule de la façon suivante :
– Découverte de l’exposition
– Techniques d’animations
– Mise en situation via des jeux de rôles
– Réflexions sur la posture professionnelle.

Au cours de ce temps de formation nous amenons les professionnels à travailler sur le décentrage de leur posture habituelle afin de recevoir les jeunes en qualité d’animateurs. En effet, les notions d’apprentissage et de transmission de savoirs n’ont ici pas la même dimension que dans leurs fonctions traditionnelles. Nous les incitons à s’inscrire dans une fonction d’écoute globale et d’invitation aux questionnements individuels et collectifs. Ce module permet de mettre les professionnels plus en confiance sur leurs capacités à animer un groupe, de désamorcer les tensions et les positions défensives groupales qui apparaissent parfois lors d’animation collectives.

Retours sur expérience :

Le CLSPD porte cette action qui doit permettre de faire travailler ensemble différents établissements de l’EN. Chaque année, il faut stimuler les collèges qui ont du mal à s’inscrire dans la continuité de l’action.

Ce temps de formation est très apprécié quand il est suivi. En revanche, nous nous « battons » pour que les gens puissent se rendre disponibles sur les 2 temps de formation.

Une évolution notable est la dimension institutionnelle que prend cette action dans la cité scolaire Claude Bernard. Un travail de sensibilisation des personnels puis l’élaboration d’un protocole au sein du CESC (Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté) sont programmés pour 2015/2016.

Une évaluation de l'action a-t-elle eu lieu ou est-elle prévue ? Si oui, comment ?

Chaque année, le CLSPD réunit les partenaires en fin d’année pour faire le bilan et envisager la poursuite de cette action.

Perspectives envisagées :

Poursuite de cette action, recherche d’un nouvel outil, toujours pour faciliter le dialogue autour des addictions.

Existence d'une convention signée ou de toute autre formalisation : Non

Financement (autre que ONDAM):

MILDECA, Ville de Villefranche sur Saône, Education Nationale.

Qui contacter pour en savoir plus ?



Qui porte l'action ?

JONATHAN

Type d'établissement :

Organisme gestionnaire :


Contact :

Adresse :

22 RUE DESSEIGNE - 69400 VILLEFRANCHE SUR SAONE   

Région :


tel04 74 60 59 00