Alcool : l’importance d’une réponse équilibrée

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Lors des Journées de la Société Française d’Alcoologie (SFA) qui se sont déroulées du 20 au 22 mars 2013, Michel Reynaud et François Paille ont présenté une étude sur les diagnostics des troubles liés à l’alcool dans les hôpitaux français, dont les données sont issues du PMSI (Programme de médicalisation du Système d’information).

En 2011, 470 000 séjours hospitaliers résultaient de troubles mentaux ou du comportement liés à l’alcool, dont 60% en lien avec une dépendance. Le nombre de ces séjours a augmenté de 30% entre 2009 et 2011. Ce sont les séjours les plus courts qui ont le plus augmenté (+79% en trois ans). L’éthylisme avec dépendance génère une activité hospitalière importante (170 M€). Il constitue l’un des premiers motifs d’hospitalisation ; à titre de comparaison, le nombre de séjours hospitaliers pour problèmes d’alcool représente un peu moins du double du nombre de séjours pour diabète.

>> Consulter les résultats détaillés de l’étude sur le site de la SFA

Ces derniers chiffres sont à mettre en lien avec les résultats publiés récemment dans l’American Journal of Public Health et l’European Journal of Public Health (consulter l’article à ce sujet). Ils témoignent de l’urgence de soutenir la palette d’interventions autour de la problématique de la consommation d’alcool : prévenir, agir dès le plus jeune âge, réduire les risques liés aux consommations excessives, intervenir précocement, en amont de la dépendance et proposer des soins adaptés via une approche bio-psycho-sociale et transdisciplinaire des addictions… Ils questionnent également sur le rôle de la société addictogène dans cette évolution des consommations et sur la pertinence du classement des produits licites et illicites. C’est en ce sens que la Fédération Addiction soutient la nécessité d’une autre politique des addictions, comme le rappelle la Charte que nous avons signée.