Atelier 2 « Interstices nationaux »
Faire du développement sans le savoir : Tour d’horizon et mises en perspective des expériences françaises

Lundi 25 janvier 2021

(16h-18h30)

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Décloisonner la gestion des drogues : vers une approche axée sur le développement.

Série d’ateliers en ligne

Atelier « Interstices nationaux » :

Dans le cadre de la série d’ateliers thématiques « Décloisonner la gestion des drogues : vers une approche axée sur le développement », ce deuxième atelier « Faire du développement sans le savoir: tour d’horizon et mises en perspective des expériences françaises » explore les rôles multiples de l’intervention publique en matière de drogues.

La pertinence des liens entre drogues et développement s’observe à tous les niveaux de la chaîne illicite (usages, trafic, production etc.). Ils concernent en cela plusieurs terrains d’intervention publique, tant localement qu’au-delà des frontières et en appellent à la mobilisation d’acteurs de la santé, de la sécurité, de la justice, de l’éducation, de l’intégration socio-économique ou encore de la coopération internationale. La récente crise liée au nouveau coronavirus Covid-19 a exacerbé ces réalités, et mis à l’épreuve les dispositifs de réponses publiques en France et dans le monde. Le Rapport onusien sur les ODD 2020 alarme d’ailleurs sur le fait que la pandémie est en train d’inverser des décennies de progrès en matière de réduction de la pauvreté, et de dévaster les populations les plus vulnérabilisées, tous types de pays confondus. Ce constat reste d’autant plus sérieux que les vulnérabilités socio-économiques font souvent le terreau de l’économie des drogues illicites.

Si la France s’est montrée relativement sensible aux évolutions du débat international sur les liens entre drogues et développement, et prête à s’engager davantage sur ces questions, la gestion des problématiques de drogues demeure assez cloisonnée et l’idée de « développement » reste associée à des secteurs d’interventions restreints. Toutefois plusieurs initiatives nationales ont enclenché une dynamique réflexive sur plusieurs thématiques inédites, amenant presque « sans le savoir », du moins sans le revendiquer comme tel, une approche davantage axée sur le développement, l’intégration plurisectorielle de la question des drogues et les droits humains. A travers l’exploration de différents dispositifs et perceptions d’acteurs publics favorisant l’inclusion et la participation de tous les acteurs concernés par les drogues, cet atelier invite à réfléchir à des voies médianes permettant de construire une plus grande cohérence politique et d’atténuer les biais conceptuels sur les drogues. Comme les précédentes discussions, ce rendez-vous sera tenu sous la Chatham House Rule 1.

1 Les participants seront libres d’utiliser les informations proposées lors de l’atelier, mais ne seront pas tenus de représenter leurs organisations d’affiliation, ni de révéler leurs identités. Tous commentaires formulés lors des discussions seront rapportés sous le régime de la généralité et ne pourront être attribués à des personnes ou des institutions.

Comité d’organisation

Déborah Alimi, Centre européen de sociologie et science politique (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)/Daleth research – Drug policy AnaLysis, Evaluation & THinking ;

Marie Jauffret-Roustide, sociologue, chargée de recherche Inserm, et du programme de l’EHESS Sciences sociales, drogues & sociétés (D3S);

▪ Marie Debrus, Direction Santé et Plaidoyer, Médecins du Monde.