Trois ans après le Congrès « Addictologie et travail » , sa deuxième édition aura lieu les 13 et 14 novembre prochains, et aura pour thème :

« Travail, santé et usages de psychotropes; liens entre l’organisation du travail, la santé et les usages de psychotropes : si on en parlait? »

Organisé avec le soutien de la MILDECA, ce congrès est porté conjointement par l’association « Addictologie et travail » (Additra), la Fédération Addiction et l’Institut de recherche et d’enseignement sur les maladies addictives (IREMA). Le CSO (Centre de sociologie des organisations), le CNRS (Centre national pour la recherche scientifique), l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales), l’INCA (Institut nationale du cancer), le Cnam, Sciences Po et l’Université Paris XIII sont également partenaires du Congrès.

Comme en 2014, ce 2ème congrès veut s’employer à quitter le plan des confrontations médico-sociales et juridiques et faire dialoguer la recherche avec les acteurs du secteur économique (employeurs, salariés, équipes pluridisciplinaires de santé au travail, préventeurs) afin de développer de nouvelles stratégies d’action. Posé comme cadre de ce congrès, ce dialogue doit permettre de valoriser autrement les connaissances existantes et de développer de nouvelles stratégies d’intervention et de recherche sur les interrelations « travail », « santé » et « usages de substances psychoactives ».

Argumentaire du congrès

La problématique « addiction et travail » se construit généralement sur la figure de l’alcoolique chronique et sur les états d’ivresse et les troubles à l’ordre productif. Cette perspective ignore les multiples effets recherchés par les professionnels, hommes et femmes, tous niveaux de responsabilités confondus, dans leurs recours aux psychotropes.

Afin d’éclairer les liens, souvent invisibilisés, entre l’organisation du travail et les consommations de psychotropes professionnelles,le congrès étudiera les divers usages et leurs multiples fonctions. L’équation dominante « consommation de psychotropes = risque » est une vision réductrice des effets des produits, du soin et de la prévention. L’usage de substances psychoactives peut constituer une ressource efficace pour faire face aux épreuves du travail et face à ses risques

Un exemple de table ronde : « Consommer de l’alcool, des drogues ou des médicaments pour travailler ou se remettre des effets du travail »

Au cours de la 1ère table ronde, la psychologue Marie Pezé, le journaliste Geoffrey Le Guilcher et la sociologue Marie Ngo Nguene montreront combien les consommations d’alcool, de tabac, de médicaments psychotropes ou de drogues illicites, s’insèrent aux modalités d’organisation et de régulation du travail.

Heliete Karam, chercheure brésilienne en psychodynamique du travail, s’intéressera aux liens entre idéologie défensive de métier et alcoolisme. Elle discutera des enjeux pour les soignants et les patients, de prendre en compte le sens professionnel des usages, même pathologiques, de produits.

Inscriptions

Ces perspectives vous interrogent ? Venez poser vos questions et participer aux discussions. Encadrants, représentants des travailleurs, équipes de santé au travail, professionnels de l’addictologie, chercheurs, la question soulevée par ce congrès s’adresse à vous tous et s’enrichira de vos questions et de vos contributions

Venez participer aux débats !

Téléchargez l'argumentaire et le pré-programme du Congrès

Argumentaire TSUP 2017
Argumentaire TSUP 2017
Pré-programme TSUP 2017
Pré-programme TSUP 2017

Informations et inscriptions sur le site du congrès

2ème Congrès « Travail, santé  et usage de psychotropes »- TSUP 2017, 13 et 14 novembre 2017, Le Beffroi de Montrouge.