Séances d’EMDR

Type d'action :

Début de l'action :

01 Jan 2010

Mots-clés :

Action individuelle

Objectifs de l'action :

Les études internationales, le discours des femmes accueillies au csapa et l’observation des professionnels sur le terrain a permis de faire remonter les spécificités des problématiques chez les femmes en situation d’addiction, particulièrement chez celles en grande précarité. La plupart ont vécu des traumatismes psychologiques pendant leur enfance (maltraitance, humiliations, violences, abus sexuels) qui n’ont pas été traités et ont un fort impact sur leurs prises de risques et leurs conduites addictives. L’objectif des séances d’EMDR est de traiter de concert l’addiction et le trauma pour une meilleure évolution de la situation de la personne suivie.

Descriptif de l'action :

Public ciblé
L’action est théoriquement ouverte aux hommes et aux femmes, mais dans les faits, seules des femmes en ont bénéficié pour l’instant.
Il s’agit de femmes souffrant de troubles de l’attachement, qui cumulent une conduite addictive et des traumatismes ayant provoqué un syndrome de stress post-traumatique. L’entrée en thérapie est basée sur l’adhésion à la méthode proposée, le volontariat et l’absence de co-morbidité psychiatrique non stabilisée. Peu de places sont disponibles, les personnes orientées doivent donc être en forte demande.
La thérapie est proposée en complément des activités et soins habituels.
Déroulement du soin
L’entrée en thérapie fait suite à une série de tests effectués par un étudiant en master, le CEID travaillant avec l’université de psychologie sur ce sujet. De même, l’évaluation de l’impact du soin est réalisée systématiquement par le stagiaire auprès des personnes suivies, en fin de thérapie.
La thérapie EMDR s’apparente aux thérapies comportementales et cognitives. Elle consiste en une série d’exercices, oculaires notamment, mais aussi par le toucher et le son, qui permettent de remettre en route des processus émotionnels et cognitifs restés bloqués au moment du traumatisme. La méthode, sur le même principe que la méditation, permet de revivre le traumatisme et les émotions liées tout en prenant le recul nécessaire sur ce vécu.
Initialement 3 séances par personne étaient prévues, mais elles ont été augmentées à 8-10. Elles durent une demi-heure à trois quarts d’heure et ont lieu chaque semaine.

Retours sur expérience :

A l’issu de la thérapie, les patientes semblent plus sécurisées, ce qui entraîne une diminution des consommations et des risques de rechute. Le travail avec un étudiant chaque année permet d’évaluer plus simplement les résultats de l’action. L’utilisation de cette méthode, assez novatrice, peut nécessiter une pédagogie en interne auprès des membres de l’équipe. Sur le plan pratique, elle exige un espace calme pour les séances.

Lieu :

intra-muros (au centre Planterose)

Partenariats :

L’action est menée en partenariat avec l’université de psychologie : chaque année, un étudiant réalise un mémoire sur la file active concernée. L’Institut Michel Montaigne de Bordeaux est également partenaire de l’action.

Budget :

Pas de financement spécifique : la rémunération de la psychologue est incluse dans le budget global de fonctionnement de la structure.

Qui contacter pour en savoir plus ?



Qui porte l'action ?

Centre Planterose

Type d'établissement :

Type d'accueil :


Mission et services :

Le CEID gère plusieurs établissements en Gironde, Dordogne et Pyrénées Atlantiques.
Le Centre Planterose de Bordeaux est csapa le matin et caarud l’après-midi.

Contact :

Adresse :

16 rue Planterose - 33000 Bordeaux   

Région :


tel05 56 91 07 23
fax05 56 44 78 21