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À lire : un reportage dessiné sur les addictions aux jeux d’argent et de hasard

Le dernier numéro des Actualités sociales hebdomadaires (ASH) consacre un dossier à l’addiction aux jeux d’argent et de hasard… en bande dessinée ! La Fédération Addiction et son réseau d’adhérents ont été sollicités pour la création de ce dossier que nous recommandons.

Il y a quelques mois, la Fédération Addiction a été sollicitée par la rédaction des Actualités sociales hebdomadaires (ASH) pour la réalisation d’un dossier spécial sur les addictions aux jeux d’argent et de hasard. Ce dossier vient de paraître dans le numéro 3238 d’ASH du 17 décembre décembre 2021.

👉 Consulter le sommaire du numéro 3238 d’ASH

Un dossier sur les dommages des jeux d’argent et de hasard

Ce dossier rappelle les difficultés rencontrées par les joueurs excessifs et les dommages sur la vie sociale et affective de cette addiction.

Les auteurs, Marie Nahmias et Elliot Raimbeau, explicitent également le rôle clé des binômes référents JAH des CSAPA, premiers interlocuteurs en cas d’addiction.

Quelques rappels épidémiologiques

En 2019, 47,2% des Français de 18 à 75 ans déclarent avoir joué à un JAH au moins une fois dans l’année écoulée. L’industrie du jeu représente ainsi un produit brut de 10,4 milliards d’euros, parmi lequel on retrouve :

Concernant la file active des CSAPA et les patients reçus pour une/des addictions sans substance (ASS), les chiffres attestent d’une forte augmentation en quelques années, bien que la part des patients qui consultent pour une ASS restent largement minoritaire (1,1% seulement) par rapport à l’ensemble des patients reçus en CSAPA.

La file active des patients consultant pour une ASS est ainsi passée de 8800 en 2015 à 12 200 en 2019 (+50% en 4 ans) – OFDT 2021, avec pour motifs de consultation la répartition suivante :

Concernant les personnes reçues en CSAPA plus précisément pour une addiction aux JAH, elles représentent 1,1% de la file active totale avec les caractéristiques suivantes :

Ces personnes souffrant d’addiction aux JAH, comme l’illustre le reportage dessiné, entrent le plus souvent en contact à leur initiative ou celle des proches.