Prévenir les addictions : pour une politique et un statut de la prévention

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Ce « 4 pages » fait le point sur la vision de la prévention portée par l’Anitea en 2008.

Les comportements ne sont pas figés, la personne est toujours en capacité de changer, de modifier ses perceptions.

Pourquoi prévenir ?

La prévention des addictions concerne l’ensemble des consommations de substances psychoactives. Le clivage entre drogues licites et illicites est inapproprié, voire contre-productif au regard de la réalité des consommations.
Ce n’est pas qu’une approche de santé publique ; elle vise autant l’éducation à la citoyenneté, la dynamique familiale que le lien social et l’accès aux soins.

Que prévenir ?

La prévention des conduites addictives ne peut rester confinée à la prévention primaire, dans une ignorance des différents types de consommations (usages précoces, abus, polyconsommations…). La mise en place sur l’ensemble du territoire de programmes d’interventions précoces en direction des jeunes consommateurs et leurs familles est une priorité.

Comment prévenir ?

La prévention des addictions est fondée sur une éthique : loin des peurs, des stigmatisations, elle est d’abord une démarche positive qui se construit en s’appuyant sur les ressources des personnes et des groupes concernés. Elle est plurielle :
– elle concerne des publics différents
– elle se décline dans des schémas territoriaux, selon des méthodologies validées, s’appuyant sur des acteurs identifiés et des centres ressources

Pour une politique et un statut de la prévention

La prévention est le parent pauvre des politiques publiques. Au-delà des coups médiatiques, elle doit s’inscrire dans la durée et la proximité ; elle nécessite des financements clairement identifiés pour réaliser des programmes pluriannuels et permettre une organisation minimale des services.