Bientôt des salles de consommation à moindre risque en France

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La Loi de modernisation du système de santé entérinait l’ouverture des 1ères salles de consommation à moindre risque (SCMR).scmr Un Arrêté du 22 mars 2016 portant approbation du cahier des charges national relatif à l’expérimentation « d’espaces de réduction des risques par usage supervisé », vient préciser les modalités d’application (missions, fonctionnement, financement, pilotage…) de ces nouveaux lieux destinés à accueillir un public d’usagers injecteurs, jusqu’alors en dehors de tout système de prise en charge.

Outil de la politique publique en matière de réduction des risques et des dommages pour les usagers de drogues, les SCMR seront portées par des CAARUD et expérimentées sur six ans à compter de la date d’ouverture de la première salle. Les professionnels intervenant au sein de ces lieux bénéficient d’un statut qui les sécurise dans leurs missions de supervision de consommation. Cette dernière mention était particulièrement importante après l’avis du conseil d’Etat d’octobre 2013 qui avait mis en exergue que l’interprétation de la loi pénale était supérieure à celle de la loi de santé, rendant impossible le vote en faveur des SCMR.

Membre du collectif du 19 mai 2009 qui avait ouvert à l’occasion de la journée mondiale de l’hépatite une salle de consommation fictive, La Fédération Addiction s’est engagée auprès d’autres acteurs associatif lors des débats sur la loi de santé, en faveur de l’ouverture de ces salles, fixes ou mobiles. Ayant fait leurs preuves dans plusieurs pays en matière de réduction des risques pour ce public précarisé, elles ont également montré un gain directement sur la sécurité urbaine, permettant aux riverains de mesurer en terme de qualité du « vivre ensemble » les bénéfices de cette offre d’accompagnement des usagers de drogues.