Swaps n°72 : nouveaux produits de synthèse

publié le  |  Imprimer

swaps72Le n°72 de Swaps, 3e trimestre 2013, propose un dossier consacré aux nouveaux produits de synthèse.

Chimie et drogues, histoire d’une liaison dangereuse
Alexandre Marchant/ doctorant en histoire à l’ENS de Cachan
« Synthétisés clandestinement dans des laboratoires volants n’ayant pas de contrainte de localisation en fonction des zones de production de pavot, de coca ou de cannabis, ils font l’objet d’un trafic difficile à cerner et à combattre. Enfin, leur côté aseptisé les rend sans doute beaucoup plus acceptables socialement pour une population qui recherche la « béquille chimique » qui permettra de tenir un effort physique ou intellectuel plus longtemps ou de jouir plus intensément d’un moment festif. Tentons ici de réfléchir aux différents aspects des relations entre chimie et drogues, tout en en retraçant l’histoire. »

Portrait d’un phénomène
Emmanuel Lahaie, Magali Martinez/ Chargés d’étude OFDT, pôle TREND
« Jusqu’à récemment, le choix des drogues était limité à quelques-unes. Aujourd’hui, l’arrivée des nouveaux produits de synthèse (NPS), rendus accessibles en premier lieu par Internet, constitue une évolution de fond. Son ampleur et ses implications ne sont pas encore clairement estimables. Les NPS suscitent des pratiques de consommation différentes et peut-être d’autres façons pour les consommateurs de produits psychoactifs de se penser en tant que tel. Ils interrogent les pratiques des professionnels et, au-delà, les termes de santé publique et de justice dans l’équation législative autour des produits psychoactifs. »

Régulation des NPS : entre interdiction et encadrement du marché
Emmanuel Lahaie/ Chargé d’étude OFDT, pôle TREND
« Dans leur grande majorité, les nouveaux produits de synthèse (NPS) échappent aux législations en vigueur sur les substances psychotropes tout en n’étant pas autorisés à la vente en vue d’une consommation. »

Arrivée des NPS dans l’espace festif en Île-de-France
Vincent Benso/ Sociologue, Technoplus/TREND
Le milieu festif techno est un espace clé en matière de nouvelles tendances de consommation. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les nouveaux produits de synthèse (NPS) qui, en dépit de leur qualification de « nouvelles drogues », y sont consommés depuis plus d’une dizaine d’années. Analyse des différentes étapes de la diffusion de ces produits dans le micro-milieu des fêtes techno franciliennes.

La santé communautaire en éclaireur
Vincent Benso/ Sociologue, Technoplus/TREND
« Si la diffusion de leur consommation se poursuit, les spécificités des nouveaux produits de synthèse (NPS) vont imposer aux professionnels d’inventer de nouvelles façons de travailler. Sans doute faudra-t-il alors chercher l’inspiration du côté des actions communautaires car, face aux risques liés à ces consommations, les amateurs de NPS n’ont pas attendu pour s’organiser : groupes de parole, vulgarisation et diffusion de recherches scientifiques, interventions de proximité, etc. Ils ont spontanément inventé, ou réinventé, quelques outils de réduction des risques (RdR) qu’ils sont parvenus à adapter aux NPS en les revisitant à coups de nouvelles technologies… »

>> Consultez le n°72 de SWAPS sur le site vih.org