Traitements de l’alcoolo-dépendance : pourquoi des conditions de prescription aussi restrictives ?

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logo_hasLa Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé a émis le 4 décembre 2013 un avis sur le nalméfène (Selincro ®) en faveur de sa prescription pour « réduire la consommation d’alcool chez les patients adultes ayant une dépendance à l’alcool avec une consommation à risque élevé, ne présentant pas de symptômes physiques de sevrage et ne nécessitant pas un sevrage immédiatement. Cette prescription doit être associée à un suivi psychosocial. »

Téléchargez l'avis de la HAS sur le nalméfène publié le 4 décembre 2013
Téléchargez l'avis de la HAS sur le nalméfène publié le 4 décembre 2013

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Toutefois, cette possibilité est réservée aux spécialistes en addictologie, médecins des CSAPA et médecins des consultations d’addictologie hospitalières. La Fédération Addiction a réagi à la parution de cet avis par un communiqué de presse commun avec le groupe de médecins généralistes MG ADDICTIONS : elle déplore la restriction de la primo-prescription de ce médicament  aux seuls spécialistes, lui préférant une autorisation plus large incluant les médecins généralistes. Cela permettrait un meilleur accès aux soins des personnes alcoolo-dépendantes. Les médecins de premier recours sont par ailleurs à même de suivre leurs patients dans les conditions définies par l’avis, notamment en ce qui concerne la nécessaire articulation avec les CSAPA pour intégrer ce nouveau traitement dans une approche globale de soins.

>> Consultez notre communiqué de presse du 29 janvier