Etude qualitative sur les représentations concernant le dopage et sa prévention chez les sportifs et leur entourage

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Auteurs : Ministère chargé des Sports, FNORS
Date de parution : avril 2014

Une étude sur les représentations et attitudes vis-à-vis du dopage chez les sportifs et leur entourage

Dans le cadre du renforcement des stratégies opérationnelles en matière de prévention du dopage, le ministère chargé des Sports s’est rapproché de la Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé (Fnors) pour la réalisation d’une étude visant à identifier :
• les représentations et attitudes des sportifs et de leur entourage (parents, encadrants, élus d’associations sportives, professionnels de santé) vis-à-vis du dopage chez les sportifs et de la prévention du dopage ;
• les leviers et les freins existants chez ces différents publics pour développer et améliorer la prévention, compte tenu des représentations et systèmes de contraintes de chacun ;
• les recommandations à en tirer pour permettre aux acteurs impliqués dans la prévention du dopage auprès des sportifs, de prioriser les actions à mettre en place et d’ajuster au mieux les messages de prévention selon les profils de sportifs auxquels ils s’adressent.

Un courant d’acceptation du dopage sportif

Il ressort de cette étude qu’il existe un véritable courant de tolérance ou d’acceptation du dopage chez une partie des interviewés, et ce, tous publics confondus. La condamnation du dopage et l’adhésion à la règlementation antidopage ne font pas l’unanimité. Même si on ne peut pas estimer ce que cette tendance représente réellement dans la population générale au travers d’une étude qualitative, on ne doit pas négliger ce courant d’acceptation du dopage, conforté à la fois par l’absence d’études épidémiologiques qui montreraient de manière irréfutable la dangerosité du dopage pour la santé, et par le sentiment que le spectacle sportif est aujourd’hui plus que jamais tourné vers la compétition, les résultats et des performances toujours plus surprenantes.

Ce courant de tolérance est peut-être également alimenté par le fait que le « dopage » s’est aussi développé ces dernières années, dans le monde du travail notamment, et de manière plus générale dans la société alors même que les multiples pressions qui s’exercent sur les sportifs peuvent aggraver leurs fragilités (besoins de revenus, faible confiance en soi, faible réseau socio-affectif, etc.).

Ainsi, même si le dopage des sportifs déçoit ou désenchante les performances obtenues, certains pardonnent aux « dopés » qui restent malgré tout, à leurs yeux, de grands  champions. Par ailleurs, une partie des interviewés estiment que si la santé des sportifs est réellement un enjeu pour les pouvoirs publics, il faut cesser de mettre en avant la lutte contre la « tricherie » qui serait contraire à « l’esprit sportif ». La prévention doit vraiment se concentrer sur le seul enjeu de la préservation de la santé des sportifs. De l’information à la réduction des risques, les positions personnelles varient. Elles se traduisent par différents niveaux et types de recommandations.

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