Addictions et milieu carcéral : une journée en PACA

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Environ 90 personnes ont participé lundi 18 novembre dernier à la journée « Addictions et milieu carcéral » organisée à Marseille par l’Union régionale PACA-Corse de la Fédération Addiction. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la réflexion nationale menée en partenariat avec l’APSEP et l’APAC. Lors de cette journée riche en échanges, les professionnels de santé de l’intra et de l’extra muros ont pu échanger et réfléchir aux pistes d’amélioration de la continuité des soins des personnes détenues.

La journée a été ouverte par Jean-Jacques Santucci, délégué régional de l’Union régionale PACA-Corse et directeur de l’AMPTA. Par la suite, Emma Tarlevé, chargée de projet à la Fédération Addiction, et Patrick Veteau, référent du projet au niveau national, ont proposé un état des lieux de la continuité des soins des détenus. Le Dr Fadi Meroueh, médecin-chef à l’UCSA de la Maison d’arrêt de Villeuneuve-lès-Maguelone, a conclu la matinée par une présentation replaçant le soin en milieu carcéral dans une perspective historique.

Une table ronde réunissant sept intervenants de la santé et de la justice a permis un véritable débat questionnant les modalités de coopération et les pratiques entre professionnels. Un premier temps de la discussion s’est focalisé autour de la question du repérage, de l’évaluation et de la prise en charge des addictions en milieu carcéral. Les modalités du repérage ont notamment été discutées (qui s’en occupe ? de quelle manière ?) et les intervenants ont par la suite été amenés à analyser leur place respective dans la prise en charge des addictions. Des pistes d’amélioration ont également été évoquées. Un second temps de débat a permis de s’interroger sur les difficultés rencontrées lors de la préparation à la sortie. Ont principalement été abordées les questions des sorties sèches, de l’hébergement, de l’ouverture problématique des droits sociaux.

Le grand succès que remportent à chaque fois ces journées régionales atteste de la nécessité de poursuivre le dialogue entre professionnels afin de continuer à nourrir le débat portant sur la continuité des soins des personnes détenues.